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1 septembre 1995 | Bulletin Swissnoso | Edito

Editorial du Bulletin 2.3

Swissnoso

Au cours des 10 à 15 dernières années, le rôle de l’environnement hospitalier en tant que réservoir ou source potentiels d’infections nosocomiales a été mieux précisé. Il a été établi que l’environnement, de manière générale, ne jouait qu’un rôle secondaire, notamment par rapport aux réservoirs humains que constituent les patients et le personnel. Il n’en reste pas moins qu’il existe en milieu hospitalier de très nombreuses situations où l’environnement peut être à l’origine d’infections isolées ou multiples. Aujourd’hui, on connaît mieux un certain nombre de ces situations. Les 3 articles du présent numéro de Swiss–NOSO abordent 3 thèmes où l’environnement peut, de près ou de loin, jouer un rôle déterminant. L’endoscopie est une manoeuvre diagnostique et thérapeutique très répandue. Au cours de cette manoeuvre, l’instrument se contamine avec la flore microbienne et éventuellement avec le sang du patient. Par ailleurs, durant la procédure de nettoyage, l’endoscope peut être contaminé par des germes de l’environnement, notamment ceux présents dans l’eau, et causer des infections redoutables. Malgré des progrès techniques considérables, la désinfection des endoscopes pose encore des problèmes, et des infections nosocomiales en rapport avec cette procédure sont régulièrement rapportées. La stérilisation est une technique connue depuis plus d’un siècle. C’est probablement le progrès le plus considérable en matière de chirurgie. Comme pour les endoscopes, les techniques de stérilisation doivent être suivies avec une grande rigueur si l’on veut garantir son efficacité, également dans les cabinets médicaux. Les diarrhées à Clostridium difficile sont des complications étroitement liées à l’utilisation d’antibiotiques. Bien qu’un certain nombre d’infections résulte certainement de la sélection de Clostridium difficile à partir de la flore intestinale du patient recevant l’antibiotique, il est devenu de plus en plus apparent qu’il existe également un risque d’infection croisée. Ceci a été illustré par des épidémies intra-hospitalières documentées par des méthodes de typisation moléculaire. Bien que ce microorganisme se transmette principalement par les mains du personnel hospitalier, il est également établi que Clostridium difficile peut survivre dans l’environnement où il est difficile à éradiquer, d’où la nécessité de mesures d’hygiène strictes à la fois pour le personnel et l’environnement en présence d’une telle infection.

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