Editorial, décembre 1996

01.12.1996
L’épidémie liée à l'infection VIH est certainement un des exemples les plus frappants et les plus tragiques, illustrant l’apparition et la propagation d’une nouvelle maladie infectieuse. Au cours de ces 30 dernières années, beaucoup d’autres agents infectieux ont été nouvellement décrits et reconnus. Parmi ceux-ci, les virus respon sables des fièvres hémorragiques virales ont été responsables de nombreuses épidémies associées à une létalité importante. Jusqu’ici, les fièvres hémorragiques vira• les ont été observées avant taut en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Toutefois, l’augmentation des voyages ne met aucun pays à l’abri de cas importés. Bien que ces maladies soient souvent transmises par un vecteur, certaines formes peu• vent se transmettre par contact direct et peut-être par aérosol. Dès lors, il est très important d’avoir une stratégie permettant de prendre ces patients en charge de ma• nière adéquate, soit en réduisant le risque de transmission nosocomiale lors des soins et du traitement de cas suspectés de fièvre virale hémorragique. Le présent numéro de Swiss-NOSO tente de définir les mesures à prendre de façon à minimiser au maximum les risques de cas secondaires et également à éviter des réactions de panique que l’on peut observer lorsqu’un cas de fièvre hémorragique virale suspecte ou confirmée est admis dans un hôpital.
P. Francioli, C. Ruef