Editorial, mars 1996

01.03.1996
Avant l'ère pasteurienne et le développement de l'asepsie, les infections de plaies après traumatisme ou chirurgie étaient des causes majeures de morbidité et de mortalité. Par exemple, la mortalité par infection après amputation pouvait atteindre jusqu'à 40% des cas. Malgré tous les progrès récents, les infections du site chirurgical (anciennement appelée infection de plaies chirurgicales) restent des complications relativement fréquentes, souvent graves et coûteuses. Une meilleure compréhension de leur pathogenèse a permis d'identifier les principaux facteurs de risque et de développer toute une série de mesures de prévention. Toutefois, il existe'encore de nombreux points d'interrogation et les études publiées ne répondent que très partiellement à toutes les questions qui se posent. Afin d'aider les cliniciens dans le choix des mesures à prendre, les Centers for Diseases Control and Prévention à Atlanta aux Etats-Unis ont classé les diverses mesures de prévention en 3 catégories correspondant au niveau de certitude scientifique que l'on a au plan de leur efficacité. Ceci permet d'établir des priorités quant aux efforts à mettre en oeuvre pour leur adoption et leur respect. Ceci permet également de proposer l'abandon de certaines mesures douteuses, inutiles, voire dangereuses. Le comité de Swiss-NOSO a repris ces recommandations et les a légèrement adaptées en fonction des données les plus récentes.
P. Francioli, H. Furrer, D. Pittet, P.-A. Raeber, C. Ruef, H